Pétrole : le baril recule, mais reste au-dessus de 100 dollars
Les cours du pétrole sont orientés à la baisse ce mercredi 16 septembre 2026, après avoir atteint la veille leur plus haut niveau depuis plusieurs mois. Le marché reste toutefois sous forte tension en raison des perturbations de l’offre au Moyen-Orient.
À 16h58 GMT, le Brent s’échangeait autour de 105,95 dollars le baril, en baisse de 2,57 %, tandis que le WTI américain reculait à 102,68 dollars, soit une baisse de 2,98 %.
Les données de marché publiées plus tôt dans la journée situaient toutefois le Brent autour de 107,5 dollars et le WTI autour de 105,8 dollars, illustrant la forte volatilité des cours au cours de la séance.
L’offre saoudienne pèse sur les cours
Le principal facteur de détente vient des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite cherche à augmenter ses expéditions de brut via Oman, après les perturbations affectant certaines infrastructures pétrolières saoudiennes. Cette perspective a réduit momentanément les craintes d’une interruption plus importante des approvisionnements.
Parallèlement, les stocks américains de brut auraient augmenté de 7,1 millions de barils durant la semaine achevée le 11 septembre, selon des données de l’American Petroleum Institute citées par Reuters, alors que les analystes anticipaient une baisse. Cette hausse exerce également une pression sur les prix.
Le risque géopolitique reste déterminant
Malgré le repli du 16 septembre, le marché pétrolier demeure extrêmement sensible à la situation au Moyen-Orient. Les perturbations des infrastructures et la faiblesse du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz entretiennent les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial.
Le marché des produits raffinés apparaît encore plus tendu. Le diesel européen évolue près de niveaux records, notamment en raison de perturbations des approvisionnements provenant du Moyen-Orient et de difficultés affectant certaines capacités de raffinage russes.
Un marché toujours sous pression
La séance du 16 septembre illustre donc une situation paradoxale : les cours reculent de 2 à 3 %, mais le Brent reste au-dessus de 105 dollars et le WTI au-dessus de 100 dollars. Le marché reste ainsi nettement plus cher qu’il ne l’était quelques semaines auparavant.
Pour les pays importateurs de pétrole, dont le Maroc, la persistance d’un baril supérieur à 100 dollars constitue un élément important à surveiller, compte tenu de ses effets potentiels sur la facture énergétique, les coûts de transport, l’inflation et la balance commerciale.




